Publié par : compromised le : décembre 20, 2008

J’en allume une pour en éteindre une autre. J’en éteins un pour chauffer l’autre dans un piètre spectacle digne d’un mauvais soap. Les mégots s’entassent dans mon cendrier de fortune , la fumée qui remplit cette pièce exigüe, empechant toute forme de pensée intelligente. Encore cette putain de quête du bonheur , inutile , qui me bouffe et me fout un mal de crane tenace. Encore une clope. L’herbe est aussi verte chez moi que chez la voisine. Les remèdes sont différents, même simulacre du bonheur pour tous. Je deviens une putain de junkie dans mon soap qui ne vaut pas un clou. Exposer toutes mes névroses aux yeux de tous , un côté exhibitionniste que l’on retrouve dans une attitude délibérément ouverte à la révélation salace sur le Jules du moment. Quand le Jules s’en est allé , les conversations n’ont plus d’intérêt dans cet univers de jeunes filles libérées mais néanmoins promise à un seul homme. Je n’y crois pas au Happy ending annoncé. Je m’en grille une autre. Je pense tantôt à l’un mais moins souvent à l’autre. On laisse s’envoler les cendres et la fumée reste éphémère. Je n’allumerai pas celle là . Je me demande ce qui me restera quand j’arrêterai, un vide et rien entre l’annulaire et le majeur. Je ne cherche rien de compliqué , ni de grave . Juste du sensationnel , j’en prends une dernière , tire une taffe. Je pue , j’ai grise mine , les ongles jaunies et les doigt qui puent , je jette mon fric dans un plaisir occasionnel , c’est moins cher qu’une pute au moins. Je suis prête maintenant. J’arrête.
Nb: J’aime cet homme en photo, gauche , maladroit et charmant: Adam Brody. Irrésistible.
Très agréable à lire ! Bon sujet ! On pourrait faire un recueil de tes écrits ça se serait pratique. Je trouve que ça s’y preterait bien.
janvier 10, 2009 à 6:31
je suis toujours aussi impressionnée par la qualité de ton écriture