Publié par : compromised le : août 11, 2008
Décor de lendemain de cuite. Mal de crane persistant , mouchoirs epars , l’impression de vivre dans une toupie. Les volets clos, un jour puis deux , une semaine dans le noir complet. L’impossibilité d’émerger , de faire face à cette réalité brouillée. Le regard flou , le pas hésitant , je recule pour mieux sauter. Ce vide qui m’éffraie devient presque plus rassurant que cette perpetuelle interrogation sur un avenir incertain. Un trop plein de brouillard dans le ventre , les papillons se fatiguent et volent à contre sens, comme enivrés par cette histoire bien trop compliquée. Je ne suis pas volage, pas même interessée par le battifolage à outrance. La pièce continue de tourner et moi aussi par conséquent , je tourne sans même imaginer les conséquences de ce changement radical. Je le paie aujourd’hui , c’est comme un lendemain de fête…La tête dans le cul , les yeux dans le vague et les fringues de la veille au pied du lit. Et je me demande comment je me suis retrouvée à poil dans ce lit inconnu avec ce mec pas frequentable , à poil lui aussi, alors vite je files sous la douche , effacer ce souvenir atroce qui suit une soirée trop arrosée , qui ne le fut pas, frotter pour oublier et enfiler mes fringues vite , poser un baiser furtif sur ses lèvres et partir en courant. J’allume une clope et marche droit vers le métro chassant les larmes qui coulent. Je ne suis plus une petite fille, j’ai eu ce que je voulais , j’en paie maintenant le prix. Demain ça sera fini, les flashs disparaitront et je ne penserai plus qu’à lui.. Un lendemain de cuite…Même sans boire je suis saoule …
Règle fondamentale : restez soi meme , ne pas s’inventer un nouveau personnage de débauchée…