Publié par : compromised le : mai 5, 2008
ELLE M APPELAIT MONGOLA
Les débuts: Moi, Mongola.
C’est pas une histoire malheureuse , il y a sans doute du comique dans l’intitulé pour vous mais c’est véridique , ma mère m’ a longtemps appelé ainsi voire ” patate” aussi cela dépendait de son humeur. Sur cela il y aurait beaucoup à raconter , maintenant j’analyse ces scènes assez humiliantes comme hilarantes surement parce que j’ai grandi mais il est vrai que ces petits mots, ces tout petits mots résonnaient en moi comme des cris , des petites aiguilles qui me transperçaient un peu plus chaque jour. Je l’ai détesté, longtemps . Ce n’est pas une histoire triste je me répète mais je ne vais pas donner dans le pathos simplement pour des mots , les cicatrices pourtant disparaissent mais les blessures restent, il y a dans ce fait une contradiction forte et pourtant tout cela m’apparait alors comme logique. Peut être que j’ai fini par devenir ce personnage, gauche , ronde et mal assurée qui caractérise le casting type du vilain petit canard , comme si quelque chose clochait dans l’énoncé et que d’aussi loin que je puisse me souvenir , c’est rempli d’un malaise indescriptible. J’exagère un peu surement mais chacun analyse les evenements de sa vie comme il lui convient et je choisis d’être une victime consentante de ce merdier qui m’a été donné. Peut être qu’alors je ne réalisais pas ce qui se produirait , sans doute n’avais je pas imaginer les répercussions sur ma vie actuelle , mais si j’avais su aurais je fait autrement? Je me serais tu , comme j’ai toujours fait , me réfugiant dans un mutisme quasi maladif qui me protégeait jusqu’alors mais qui à présent éloigne tout ce à quoi je tiens. Tout garder , ça finit par sortir à un moment non? Alors oui c’était moi mongola et quelque part je le suis peut être toujours et malgré la véhémence de ses propos et toute l’agressivité qui se dégageait d’elle lorsque j’étais là , c’était sans doute là une marque de reconnaissance , de désaffection. Un rejet de tout ce qu’il représente et que j’ai reçu de lui..Je pars dans la tristesse , dans le pathos et pourtant ce scénario est commun de nos jours même s’il n’était pas très répandu à l’époque. J’ai commencé alors à écrire , parce que du haut de mes 8 ans et deja 1m52 je ne pouvais rien dire . J’écrivis de la merde , forcément des propos haineux qui lui étaient destinés , qui lui criaient mon dégout pour tout ces maux qu’elle allait me léguer. A défaut de pouvoir la frapper, la mettre au sol et lui cracher à la gueule je noircissais les pages de cahier de mots improbables et ridiculement lugubres : je suis un cliché ambulant. L’écriture ça apaise même quand c’est mal fait ; bloquée par ce mutisme ridicule , tout lacher se résumait à deverser des flots d’injures envers cette femme à laquelle je rejetais toute affiliation. C’était donc cela ils s’étaient trompés depuis le début , c’est pour ça que rien ne marchait comme il faut. C’est ça l’explication , elle le sent pas ce coeur caché sous cette couche de graisse. Mon livre , si le sujet si pretait je le commencerais ainsi..Elle m’appelait mongola et quelque part c’est comme ça qu’elle a fait qui je suis maintenant. Personne ne voudrait lire ça. Alors que peut être après tout c’est ça qui m’attend , être auteur de livres qu’on lit dans le métro destiné aux adeptes de la collecion gossip girl ou autre..Les mots faciles je ne suis pas une grande littéraire..
Il était une fois Mongola…
Le titre laisse rêveur je l’avoue…ça en dit long sur le personnage..
mai 5, 2008 à 7:56
je te réponds d’abord et ensuite je lis ton chef d’oeuvre : si tu me supplies y’a moyen. dis moi juste à quelle heure c’est parce qu’étant donné que j’ai un partiel qui finit à 17h15 je pense que ce sera mort. t’y vas en train ?