Déboires d’une fille torturée

Ain’t no sunshine…

Publié par : compromised le : mars 20, 2009

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Les débuts sont toujours difficiles et celui là ne fait pas exception à la règle. Je vais donc éviter de commencer et prendre l’histoire en route. C’est pas une histoire de séparation ni de rupture , je vois plutôt ça comme une frontière , un gouffre qui se creuse petit à petit. La distance ça vous change un homme ou une femme en l’occurrence. Je parle pas de cette distance physique qui nous rend malade car on aime et que cet amour on ne peut pas le partager. Non c’est la distance des sentiments ,des gestes ,des mots. Celle qui t’empêche de t’apercevoir que cette personne souffre , qu’elle a besoin de toi . Celle qui fait que tu t’en fous. Il y a des données qui sont acquises , elle t’aime , tu l’aimes c’est beau vous vous aimez et pourtant c’est là que tout devient compliqué. Si c’était une simple histoire d’amour , ça me ferait chier. On en a assez parlé , il est temps d’oublier ça emmerde tout le monde. C’est pas une histoire de rêves , celle qui nous donne des ailes et qui nous fait sourire. C’est l’histoire d’une vie , comme la vôtre , ni mieux ni pire. La petite vie d’une personne bien ordinaire …

They won’t love you more cause now you’ll make it for free

Publié par : compromised le : février 20, 2009

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Dans un souffle tout s’est enfui, son sourire, ses yeux , ses mains tout ce qui faisait qu’il était lui. Il restait là figé devant moi , attendant ces mots qui ne viendraient pas , qui ne viendraient plus. C’est juste parti aussi vite que c’était venu. Je l’ai regardé un jour et j’ai su. Il fallait que je m’en débarrasse , comme d’un cadavre , un truc encombrant , je ne voulais  plus le voir trainer dans mes pattes. Il restait là figé , me regardant comme si chacun de mes mots le brisait un peu plus. Je n’allais pas dire ce dont il avait besoin , je n’allais pas lui laisser sa dernière chance comme il l’implorait car il l’avait laissé filer des semaines auparavant. Fatiguée des hésitations répétées, je me suis lassée, vite. C’était fini. Dans un souffle il avait disparu de mon horizon et tout à présent était flou. Ses traits je ne les distinguais plus , son odeur je ne la supportais plus, sa présence je ne la désirais plus. Alors j’ai allumé une clope , ce qui me semblait utile de faire à ce moment , je l’ai regardé partir , prenant conscience que ce serait la dernière fois que je le verrais . Sans peine aucune j’ai examiné ses traits floutés au loin me demandant ce qui m’avait autrefois séduit.


Clope sur clope

Publié par : compromised le : décembre 20, 2008

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J’en allume une pour en éteindre une autre. J’en éteins un pour chauffer l’autre dans un piètre spectacle digne d’un mauvais soap. Les mégots s’entassent dans mon cendrier de fortune , la fumée qui remplit cette pièce exigüe,  empechant toute forme de pensée intelligente. Encore cette putain de quête du bonheur , inutile , qui me bouffe et me fout un mal de crane tenace. Encore une clope. L’herbe est aussi verte chez moi que chez la voisine. Les remèdes sont différents, même simulacre du bonheur pour tous. Je deviens une putain de junkie dans mon soap qui ne vaut pas un clou. Exposer toutes mes névroses aux yeux de tous , un côté exhibitionniste que l’on retrouve dans une attitude délibérément ouverte à la révélation salace sur le Jules du moment. Quand le Jules s’en est allé , les conversations n’ont plus d’intérêt dans cet univers de jeunes filles libérées mais néanmoins promise à un seul homme. Je n’y crois pas au Happy ending annoncé. Je m’en grille une autre. Je pense tantôt à l’un mais moins souvent à l’autre. On laisse s’envoler les cendres et la fumée reste éphémère. Je n’allumerai pas celle là . Je me demande ce qui me restera quand j’arrêterai, un vide et rien entre l’annulaire et le majeur. Je ne cherche rien de compliqué , ni de grave . Juste du sensationnel , j’en prends une dernière , tire une taffe. Je pue , j’ai grise mine , les ongles jaunies et les doigt qui puent , je jette mon fric dans un plaisir occasionnel , c’est moins cher qu’une pute au moins.  Je suis prête maintenant. J’arrête.

Nb: J’aime cet homme en photo, gauche , maladroit et charmant: Adam Brody. Irrésistible.


Let’s not pretend

Publié par : compromised le : novembre 22, 2008

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Toujours les mêmes gueules qui me font gerber , de par leur inconsistence intelliectuelle et leur manque total de savoir vivre. Toujours les mêmes endroits, toujours ce même rituel sans quoi tout amusement reste pitoyablement impossible. On boit pour oublier alors qu’on n’a rien vécu qui puisse nécessiter un alcoolisme thérapeutique. Un avilissement des plus pénibles à regarder et qui remet des tas de choses en questions. Un rituel qui ne trouve plus son sens, qui ne l’a jamais vraiment trouvé. Toujours les mêmes, trois ans après pas de réelle évolution, rien n’a changé et on se retrouve toujours au lycée. On est majeur mais pourtant certains mecs tapent toujours dans la toute jeune lycéenne faute de mieux , l’intellect n’a pas vraiment son importance ni de raison d’être, n’oublions pas que nous sommes jeunes et que nous profitons. Nous mettons donc nos corps en libre service et gardons un souvenir brumeux de ces années de jeunesse dépravée. J’ai deja 40 ans et je vous emmerde. Je suis sans doute aigrie  mais je pourrais faire tout cela si ça ne dénotait pas un ennui commun à toute cette génération et qui symbolysait alors un phénomène pitoyable qui se répercute sur differents actes ou modes toutes plus stupides les unes que les autres. Notre génération est pourrie dès la naissance, elle est futile et se fout de tout. Toujours les mêmes gueules, toujours les mêmes endroits dans ce ptit coin perdu, toujours ce même rite qui ne m’inspire décidemment que très peu, j’en connais deja les ravages..

Je voudrais juste du neuf, de l’original, du spécial, du nouveau et du plus vieux..

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Woman like a man

Publié par : compromised le : septembre 9, 2008

Non ce n’est pas une histoire d’amour ou bien alors l’amour est bien caché , déguisé en simulacre de copulation ratée. Non ce n’est pas une histoire de cul non plus bien que ça reste le sujet principal de l’intrigue , le fond lui est tout autre. Un moment isolé dans une vie vide de toute salacité , jusqu’à présent. Cette histoire salit l’âme et l’esprit , elle provoque des réactions en chaîne incontrôlables , des réactions chimiques des plus désagréables. Alors non je ne peux pas être légère et désinvolte , je suis condamnée à rester compliquée et torturée. Mon seul salut serait d’oublier mais il semblerait que la touche “erase” ne fonctionne pas chez moi. Je cherche une explication qui aurait un sens , qui expliquerait tout ça . Comment expliquer le fait que l’on aille contre sa véritable nature? Un effet de masse , on suit la meute dans cette quete de l’auto-destruction par la débauche. C’est plus une histoire de dégout , de rejet de soi , de rebellion face à cette image trop lisse , à cette dependance trop tenace. Un rejet de tout ce qui fait que je suis moi et qu’à présent ce poids me pèse.

You got me begging you for mercy

Publié par : compromised le : août 11, 2008

Décor de lendemain de cuite. Mal de crane persistant , mouchoirs epars , l’impression de vivre dans une toupie. Les volets clos, un jour puis deux , une semaine dans le noir complet. L’impossibilité d’émerger , de faire face à cette réalité brouillée. Le regard flou , le pas hésitant , je recule pour mieux sauter. Ce vide qui m’éffraie devient presque plus rassurant que cette perpetuelle interrogation sur un avenir incertain. Un trop plein de brouillard dans le ventre , les papillons se fatiguent et volent à contre sens, comme enivrés par cette histoire bien trop compliquée. Je ne suis pas volage, pas même interessée par le battifolage à outrance. La pièce continue de tourner et moi aussi par conséquent , je tourne sans même imaginer les conséquences de  ce changement radical. Je le paie aujourd’hui , c’est comme un lendemain de fête…La tête dans le cul , les yeux dans le vague et les fringues de la veille au pied du lit. Et je me demande comment je me suis retrouvée à poil dans ce lit inconnu avec ce mec pas frequentable , à poil lui aussi, alors vite je files sous la douche , effacer ce souvenir atroce qui suit une soirée trop arrosée , qui ne le fut pas, frotter pour oublier et enfiler mes fringues vite , poser un baiser furtif sur ses lèvres et partir en courant. J’allume une clope et marche droit vers le métro chassant les larmes qui coulent. Je ne suis plus une petite fille, j’ai eu ce que je voulais , j’en paie maintenant le prix. Demain ça sera fini, les flashs disparaitront et je ne penserai plus qu’à lui..   Un lendemain de cuite…Même sans boire je suis saoule …

Règle fondamentale : restez soi meme , ne pas s’inventer un nouveau personnage de débauchée…

La relation de couple pour une nulle.

Publié par : compromised le : juin 13, 2008

Il est fini le temps des désillusions, des larmes que l’on tente de cacher derrière un masque d’indifférence. Lorsqu’on le rencontre , lui , pas le grand amour mais le mec qui n’est sensé être qu’une transition afin de se remettre d’une relation passée , lorsqu’on le croise , lui , tout ce que l’on savait et tout ce en quoi l’on croyait s’évanouit dans un nuage rose et cucul. Il y a rien à faire , on se fait avoir . Après avoir dénigré toutes ces filles qui lâchent tout , acceptent tout et n’importe quoi sous prétexte que cet homme là a prononcé les mots magiques. Alors voilà , j’avoue tout je suis tombée dans le panneau j’ai un mec , un chéri , un amoureux , peu importe comment on l’appellera il est là , en théorie tout du moins . Le problème c’est que j’avais l’illusion , suis je bête, de ne pas être dépendante , de pouvoir le quitter à tout moment car soyons clairs je ne suis pas du genre à m’attacher au premier venu. Seulement je dois admettre que j’ai adopté tous les travers de la fille qui a un boyfriend , je sais c’est moche je m’étonne moi même. Alors une nouvelle phase commence  et celle là on en est les tristes victimes. Qu’est ce qu’il fait là?  Avec qui est il? Est ce qu’il pense à moi? Putain pourquoi il m’envoie pas un sms? Je m’en fous je lui en envoie pas tant qu’il le fait pas..Et on craque faibles que nous sommes.  C’était peut être pas lui à la base ta vision d’un chéri , c’était surement pas ce que tu envisageais comme relation soyons fous amoureuse mais maintenant on en est là et on se demande où ça va nous mener..Ben putain je suis pas dans la merde. Comment faire pour msortir de là?

Il y a un comme un vide, un sentiment de manque profond qui grandit et te pourrit de l’intérieur. C’est comme un poids que tu traines chaque jour et qui t’empêches d’avancer.  On le verra un jour le bout du tunnel ? Le route est longue , le chemin sinueux. Et tu t’enfonces un peu plus chaque jour dans une obscurité rassurante , elle t’apaise même. A présent un voile lourd tombe sur tes yeux , ils se vident de toute expression et tu es là sans être là , plus qu’une ombre immobile dans la foule. Un cliché ambulant voilà ce que tu es ,  une loque informe et désarticulée qui recule sans cesse pour se jeter dans un vide toujours plus grand. Un gouffre qui ne peut contenir toutes tes angoisses, ton mal-être et ta tristesse.  Alors tu les entasse dans le fond de ta petite carcasse et tu les portes au quotidien trainant des pieds sous leur poids. Les jolies fleurs ont refait leur apparition , les robes courtes et les couples amoureux . T’as toute la panoplie et tu la sors pas , tu t’en sers plus , tu t’es lassée. Vite , trop vite. Plus que du vide , une absence , la solitude qui te pèse et t’apaise par intervalle . Tu la recherches et tu la fuis sans trop savoir pourquoi. Comme un besoin irrépressible. Vider sa tête et partir [ ... ]

De battre mon coeur s’est arreté…

Publié par : compromised le : mai 6, 2008

Ce serait plus simple si j’arrive à les sortir ces maux , si je pouvais te les crier à la gueule, moi et mon mutisme à la con , moi et ma carapace de merde , moi bientot sans toi… J’avance alors tête baissée , masquant mes larmes derriere des meches , utiles en fin de compte. Je ne garde que le souvenir de cet adieu qui n’eut rien de déchirant , banal , froid qui ne présage rien de bon. J’aurais sans doute du me retourner , revenir sur mes pas et te rattraper mais au lieu de ça , j’ai continué tête baissée , casque sur les oreilles toujours dans le camouflage. Le cœur prêt à éclater. Pars pas comme ça idiote , saute lui au cou dis lui que c’est la seule belle chose qu’il y est dans ta vie , dis lui que tu dis un peu n’importe quoi , que les mots sortent malgré toi , qu’il y aurait que lui ça te suffirait.. Que peut etre je vais le louper ce train et peut être que je vais aller voir si t’es toujours là au lieu de regarder defiler le paysage les yeux embués par les larmes que je refuse de laisser couler. Tout ça , ça pourrait être simple si je te laissais entrer .. Comme une conne maintenant je m’en veux de t’avoir laissé partir de n’être qu’une idiote a tendance boudineuse à longueur de temps…

ELLE M APPELAIT MONGOLA

Les débuts: Moi, Mongola.

C’est pas une histoire malheureuse , il y a sans doute du comique dans l’intitulé pour vous mais c’est véridique , ma mère m’ a longtemps appelé ainsi voire ” patate” aussi cela dépendait de son humeur. Sur cela il y aurait beaucoup à raconter , maintenant j’analyse ces scènes assez humiliantes comme hilarantes surement parce que j’ai grandi mais il est vrai que ces petits mots, ces tout petits mots résonnaient en moi comme des cris , des petites aiguilles qui me transperçaient un peu plus chaque jour. Je l’ai détesté, longtemps . Ce n’est pas une histoire triste je me répète mais je ne vais pas donner dans le pathos simplement pour des mots , les cicatrices pourtant disparaissent mais les blessures restent, il y a dans ce fait une contradiction forte et pourtant tout cela m’apparait alors comme logique. Peut être que j’ai fini par devenir ce personnage, gauche , ronde et mal assurée qui caractérise le casting type du vilain petit canard , comme si quelque chose clochait dans l’énoncé et que d’aussi loin que je puisse me souvenir , c’est rempli d’un malaise indescriptible. J’exagère un peu surement mais chacun analyse les evenements de sa vie comme il lui convient et je choisis d’être une victime consentante de ce merdier qui m’a été donné. Peut être qu’alors je ne réalisais pas ce qui se produirait , sans doute n’avais je pas imaginer les répercussions sur ma vie actuelle , mais si j’avais su aurais je fait autrement? Je me serais tu , comme j’ai toujours fait , me réfugiant dans un mutisme quasi maladif qui me protégeait jusqu’alors mais qui à présent éloigne tout ce à quoi je tiens. Tout garder , ça finit par sortir à un moment non? Alors oui c’était moi mongola et quelque part je le suis peut être toujours et malgré la véhémence de ses propos et toute l’agressivité qui se dégageait d’elle lorsque j’étais là , c’était sans doute là une marque de reconnaissance , de désaffection. Un rejet de tout ce qu’il représente et que j’ai reçu de lui..Je pars dans la tristesse , dans le pathos et pourtant ce scénario est commun de nos jours même s’il n’était pas très répandu à l’époque. J’ai commencé alors à écrire , parce que du haut de mes 8 ans et deja 1m52 je ne pouvais rien dire . J’écrivis de la merde , forcément des propos haineux qui lui étaient destinés , qui lui criaient mon dégout pour tout ces maux qu’elle allait me léguer. A défaut de pouvoir la frapper, la mettre au sol et lui cracher à la gueule je noircissais les pages de cahier de mots improbables et ridiculement lugubres : je suis un cliché ambulant. L’écriture ça apaise même quand c’est mal fait ; bloquée par ce mutisme ridicule , tout lacher se résumait à deverser des flots d’injures envers cette femme à laquelle je rejetais toute affiliation. C’était donc cela ils s’étaient trompés depuis le début , c’est pour ça que rien ne marchait comme il faut. C’est ça l’explication , elle le sent pas ce coeur caché sous cette couche de graisse. Mon livre , si le sujet si pretait je le commencerais ainsi..Elle m’appelait mongola et quelque part c’est comme ça qu’elle a fait qui je suis maintenant. Personne ne voudrait lire ça. Alors que peut être après tout c’est ça qui m’attend , être auteur de livres qu’on lit dans le métro destiné aux adeptes de la collecion gossip girl ou autre..Les mots faciles je ne suis pas une grande littéraire..

Il était une fois Mongola…

Le titre laisse rêveur je l’avoue…ça en dit long sur le personnage..

Ne regardez pas en arrière et ne pleurez pas sur le passé, car il est passé et ne vous en faites pas pour le futur car il n'est pas encore arrivé.Vivez dans le présent , et faites en quelque chose qui vaille la peine qu'on s'en rappelle.

 

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